The ancient Magus Bride de Kore Yamazaki

the ancient magus 1Conseillé par Amadis, il me tardait de découvrir The Ancient Magus Bride, un nouveau seinen paru chez Komikku !

Orpheline, Chisé est vendue aux enchères. Les prix s’envolent car la jeune fille est une Slay Vega, une humaine capable de voir les créatures surnaturelles. C’est finalement, Elias Ainsworth, un puissant sorcier qui l’acquiert pour faire d’elle son apprentie…

Un manga avec une adolescente et un sorcier à la tête en crâne de cerf ne pouvait que m’intriguer ! Je me suis donc plongée dans The Ancient Magus Bride sans trop d’appréhension : je savais d’avance que ce titre me plairait. Et, en effet, j’ai été conquise par cette lecture dès les première page. Le manga de Koré Yamazaki mêle à merveille surnaturel, poésie et humour. Alors que ce premier tome aurait pu comporter quelques longueurs, la mangaka rend son intrigue intéressante et addictive. Les personnages d’Elias et Chisé sont attachants et mystérieux : un peu à l’image d’Holo et Lawrence de Spice and Wolf, ils forment un duo surprenant qui fonctionne plutôt bien malgré leurs différences !

Niveau graphisme, il n’y a vraiment rien à dire. J’ai beaucoup aimé le coup de crayon de Koré Yamazaki. Certaines planches semblent tout droit sorties d’un rêve : j’ai adoré les petites fées qui font la connaissance de l’héroïne. Les dessins de la mangaka nous plongent dans un univers onirique que j’ai hâte de découvrir davantage. Le tome deux sortira pendant la Japan Expo et on pourra même retrouver Koré Yamazaki en dédicaces sur le stand Kommiku. Une chose est sûre : je serais au rendez-vous !

The Ancient Magus Bride de Kore Yamazaki
Edition Komikku
192 pages – 7€90

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The ancient Magus Bride de Kore Yamazaki
The ancient Magus Bride de Kore Yamazaki

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Le requiem du roi des roses d’Aya Kanno

Le requiemLe moins que l’on puisse dire, c’est que les mangas historiques ont le vent en poupe ces derniers temps : près Cesare et Ad Astra, Ki-oon nous propose Le requiem du roi des roses, une réécriture de la vie de Richard III, qui avait déjà inspiré Shakespeare (rien que ça).

Richard est le troisième héritier de la famille d’York, dont le trône a été usurpé par la famille Lancaster. Si son père croit beaucoup en lui, sa mère le rejette, voyant en lui le visage du démon. Mais le jeune Richard est plein d’ambition et ne rêve que d’une chose : revoir sa famille sur le trône d’Angleterre.

Édité par Ki-oon et écrit par Aya Kanno, l’auteur d’Otomen, je partais plutôt confiante dans ma lecture de Le requiem du roi des roses. Il faut dire que les graphismes attirent tout de suite le regard. Les planches détaillées sont un régal pour les yeux et forcément, ça rend curieux !

Concernant l’intrigue, j’avoue que le début est un peu laborieux : Aya Kanno peine à nous plonger dans l’histoire, le scénario étant beaucoup trop fouilli à mon goût. Même si on devine la « difformité » dont souffre Richard, l’explication arrive bien trop tardivement et j’avoue que je me suis un peu perdue entre réalité, flash-back et les petits délires du héros. Pourtant, je me suis accrochée et une fois passé la première moitié du manga, on saisit pleinement les enjeux de l’histoire et on se retrouve donc embarqué dans le conflit qui oppose la famille d’York et la famille Lancaster.

Malgré quelques maladresses, le premier tome sert clairement d’introduction à la saga d’Aya Kanno. Il aura néanmoins réussi à me convaincre de lire la suite. Je vous conseille donc de vous accrocher pour la première partie et vous enchaînerez la suite sans problème !

Le requiem du roi des roses – Tome 1 d’Aya Kanno
Edition Ki-oon
192 pages – 7€65

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Le requiem du roi des roses d'Aya Kanno
Le requiem du roi des roses d'Aya Kanno

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L’âge des miracles de Karen Walker Thompson ♪ Tomorrow will be Kinder ♪

L-Age-des-miracles.jpgEn lisant certains résumés, on peut déjà savoir quand un livre va nous plaire. Parfois, il y a des mauvaises surprises, d’autres fois, il y a de vrais coups de cœur. L’âge des miracles fait partie de la deuxième catégorie, c’est l’un des meilleurs livres que j’ai lu depuis longtemps!

Un matin d’octobre, Julia, comme tous les autres habitants du monde, apprend que la rotation de la Terre a ralenti. Les journées durent plus longtemps, passant de vingt-quatre heures à vingt-six, trente, trente-huit heures… Ce changement cause des effets désastreux sur la gravité, les marées mais également sur le cerveau humain : il faut s’adapter à ce nouveau rythme et continuer de vivre. C’est dans ce contexte déroutant que Julia grandit. Elle a onze ans, l’âge où tout est possible : son corps change, sa vision du monde qui l’entoure : peu à peu elle quitte l’enfance pour l’adolescence, l’âge des miracles.

 

Alors que je venais de terminer la trilogie de Susan Beth Pfeffer, Chroniques de la fin du monde, j’avais envie de me replonger dans un livre catastrophe. Pourtant, L’âge des miracles est bien plus qu’un simple roman d’anticipation, c’est avant tout un livre d’apprentissage : l’histoire d’une petite fille qui entre dans l’adolescence. Quand j’ai découvert que Julia avait seulement onze ans, j’ai eu peur de ne pas réussir à l’aimer : mes onze ans remontent à loin, et je dois dire que j’ai eu peur des clichés. Mais finalement j’ai adoré l’héroïne : ses doutes, ses interrogations, sa timidité font d’elle un personnage auquel il est facile de s’attacher. On la voit grandir petit à petit, essayer de comprendre le monde et d’y trouver sa place, surtout maintenant qu’elle sait que l’avenir est incertain. Imaginez-vous vivre sans savoir combien de temps s’écoulera entre deux levées de soleil. Autant vous dire que l’histoire est prenante et angoissante. Une fois commencée, vous aurez du mal à arrêter votre lecture.

 

La plume de Karen Thompson Walker est agréable à lire. Alors que les romans racontés à la première personne du singulier se sont développés, l’auteure joue l’originalité : ici, c’est la Julia adulte qui raconte son adolescence. Elle nous livre donc son ressenti, son vécu, le tout avec tonalité un peu froide. En effet, j’ai été surprise du ton un peu distant, employé. Pourtant, c’est ce qui fait le succès du livre : il vous donne froid dans le dos et je vous jure qu’après cette lecture, vous ne pourrez plus vous empêcher de vérifier que le soleil se lève et se couche.

 

Un grand merci à Babélio et son opération masse critique ainsi qu’aux éditions Presse de la Cité pour cette belle découverte.

 

 

 

L'âge des Miracles de Karen Walker Thompson

Edition : Presse de la Cité

331 pages – 19,90€

 

Tomorrow will be kinder – Secret Sisters  ♪

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Histoires courtes de Naoki Urasawa ♪ The Scenery begins ♪

Histoires-courtes-urasawa-kana.jpgAlors que Naoki Urasawa est l’invité d’honneur de la prochaine Japan Expo, Babelio m’a permis de découvrir les débuts de l’un des maîtres du manga.

Avec plus de cinq cents pages, ce recueil contient vingt-neufs histoires datant du début de la carrière de Naoki Urasawa. Ne connaissant que de nom les œuvres récentes du mangaka, je ne vais pas faire de comparaison avec ses derniers mangas (20th century boys, Monster, Happy ) mais cela m’a donné envie de découvrir ses autres titres (notamment Happy)
 

 

J’ai beaucoup aimé ces histoires bourrées d’humour. J’ai ri en découvrant les dessins de Naoki Urasawa : on constate facilement qu’ils datent des années 80, coupes de cheveux à l’appui ! Les histoires sont différentes les unes des autres ce qui fait qu’on ne s’ennuie pas. On suit aussi bien les aventures d’un policier musicien, coureur de jupon que celles d’un criminel déguisé en lapin. Ce sont d’ailleurs mes deux histoires favorites, surtout celle du policier. J’ai adoré le personnage de Yamashita, il est drôle, gaffeur, pas très doué mais on s’y attache facilement. Ce recueil comprend également une interview de Noaki Urasawa. Réalisée à la sortie du regroupement de One Shot, on y apprend quelques anecdotes concernant les différentes histoires par exemple que pour Crash Dance, les membres de son ancien groupe de rock sont venus l’aider ou encore l’origine des scénarios.
 

 

Histoires courtes de Naoki Urasawa est un manga indispensable aux fans du mangaka qui permettra aussi aux non-initiés de le découvrir sans s’embarquer dans une série en plusieurs tomes !

 

Histoires courtes de Naoki Urasawa

Edition Kana

568 pages – 15€

The Scenery Begins – Yiruma  ♪

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Et vous, quel est votre péché ?

Judge… Même si le nom ne vous dit rien, vous n’avez pas pu passer à côté de la sortie du nouveau manga de Yoshiki Tonogai. Affiches dans le métro, mise en avant dans les librairies et une superbe mise en scène à la Japan Expo, la sortie du premier volume de Judge n’est pas passée inaperçue.

Avec Doubt, Yoshiki Tonogai nous a offert un Thriller à huit-clos. Et bien, il s’est servi de la même recette pour faire Judge : même style, même graphisme et même climat de suspicion. Cependant, les histoires sont complètement différentes : Yoshiki Tonogai a su créer un nouveau scénario avec la même ambiance.

Huit adolescents sont ici enfermés dans un tribunal un peu particulier. Chacun d’entre eux s’est rendu coupable d’un crime, incarnant l’un des sept pêchers capitaux : avarice, orgueil, colère, gourmandise, paresse, luxure et envie, un crime qu’ils devront, bien entendu, expier. A la fois, victimes et bourreaux, ils devront désigner, toutes les douze heures celui qui sera sacrifié.

 

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Le premier tome nous présente l’univers de Judge : le décor est posé et Yoshiki Tonogai introduit ses personnages. Des protagonistes au passé sombre, un huit-clos angoissant, des pièces secrètes, autant de mystères qui nous incitent à tourner les pages. Le graphisme est toujours parfait. Yoshiki arrive à conserver une atmosphère inquiétante. Il faut souligner également la prouesse au niveau des graphismes du manga : les adolescents sont enfermés dans une même pièce et le mangaka nous propose pourtant, à chaque fois un point de vue différent si bien qu’on a l’impression que la pièce est immense, renforçant le sentiment d’angoisse. On sent que l’histoire est bien ficelée et que l’auteur maîtrise son scénario à la perfection, bien décidé à ne pas nous en dire trop, trop vite.

 

Malgré l’épaisseur du manga, on ne saura que regretter une fin de premier tome qui arrive trop tôt et il nous faudra attendre le 8 septembre pour que le deuxième tome arrive chez nos libraires. Je vous laisse, en attendant, découvrir le trailer de la série.

 

 

par Ki-oon

Judge de Yoshiki Tonogai

Edition Ki-oon

France : Un tome – Japon : Trois tome (en cours)

244 pages – 7,50€

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